Créer son Entreprise

1. Les Adresses utiles 

www.companieshouse.gov.uk
www.businesslink.gov.uk
www.pbc.co.uk

British Council
9, rue Constantine
75007 Paris
Tel : 01.49.55.73.00
www.britishcouncil.fr

Espace Emploi International (EEI)
48, bd de la Bastille
75012 Paris
Tel : 01.53.02.25.50
www.emploi-international.org

Association pour l’emploi des cadres
51, bd Brune
75014 Paris
Tel : 0810.80.58.05
www.apec.fr

Chambre de commerce et d’industrie franco-britannique
31, rue Boissy d’Anglas
75008 Paris
Tel : 01.53.30.81.30
www.francobritishchambers.com

Service Emploi formation du consulat de France à Londres
(sur rendez-vous uniquement)
6 basement Cromwell Place
London SW7 2EN
Tel: 0044 (0) 207 073 1223 / 1233
www.emploi-formation.org.uk

Federation of recruitment employment cerises (FRES)
36-38 Mortimer street
London WIN 7RB
Tel: 0800.320.588
www.rek.uk.com

Centre Charles Péguy
16, Leicester Square
London WC2H 7NH
Tel: 0044 (0) 207 437 83 39
www.cei-frenshcentre.com

Mission économique de l’ambassade de France au Royaume-Uni
21/24 Grosvenor
London SW1X 7HU
Tel : 0044 (0) 207 235 708
www.dree.org

Chambre de commerce et d’industrie franco-britannique
21 Dartmouth Street
London SW1H 9BP
Tel: 0044 (0) 207 304 40 40
www.CCFG.co.uk

2. Les conseils des professionnels :

Interview de Monsieur O’Quin, Directeur de la Mission Economique.

L M : Monsieur bonjour, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre mission ? Son histoire, son rôle, son organisation ?

Mr O’Q: Je dirige la Mission Economique (ME) de l’ambassade de France au Royaume Uni. La Mission Economique de Londres a deux rôles essentiels : un rôle commercial, accompagner les entreprises françaises dans leurs projets d’exportation ou d’implantation au RU, et un rôle économique, informer les administrations françaises sur les questions économiques au RU.

L M: Quels sont les services, les prestations que la Mission Economique apporte au Royaume-Uni ? Qui peut faire appel à vos services ?

Toute entreprise établie en France peut avoir recours à nos services pour les questions relevant de son développement international.
La Mission Economique informe et conseille les entreprises, notamment les PME, sur l’environnement économique, juridique, réglementaire, concurrentiel et sur les conditions d’accès au marché. Elle organise par ailleurs des prestations plus directement opérationnelles : recherche de partenaires commerciaux ou industriels, missions de prospection, veille économique.
Les informations générales d’approche du marché sont gratuites et sont largement accessibles sur notre site. Les prestations sur mesure sont facturées.

L M : La structure et vos services existent-ils dans d’autres pays ?

Il existe près de 160 Missions Economiques implantés dans plus de 110 pays. Comme au RU ces bureaux ont pour mission à la fois d’informer les acteurs économiques, publics ou privés sur les évolutions, risques et opportunités économiques, et de proposer un appui pratique à nos sociétés. Ce réseau doit donc, en permanence s’adapter aux besoins des opérateurs économiques : il a récemment été largement redéployé vers les grands pays émergents, comme la Chine.

L M : Pouvez-vous nous donner les tendances des investissements directs entreprises Françaises au Royaume-Uni en 2003/04 ?

La France est traditionnellement parmi les principaux investisseurs au Royaume-Uni. En 2002 (dernières données disponibles), les flux d’IDE (investissements directs entreprises) français à destination du Royaume-Uni s’élevait à 12,1 milliards d’euros soit 18,2% des flux d’IDE sortants de France. La France demeurait ainsi le 4ème investisseur, en flux, au Royaume-Uni (derrière l’Allemagne, les Pays-Bas et le Japon).
Les entreprises françaises sont présentes, depuis longtemps, dans tous les secteurs de l’économie britannique : le RU est, suivant les années, notre deuxième ou troisième marché, et nos produits y détiennent une part de marché de l’ordre de 9%.
La croissance économique, tout comme le programme de relance des services publics, confirmé dans la spending review récemment annoncée, vont encore multiplier les opportunités dans les années à venir.

L M : Pouvez-vous nous donner les tendances des investissements des entreprises anglaises en France ? Existe-t-il la même dynamique ? Existe-t-il le même nombre d’entreprises créées en France et en Angleterre ?

Les flux d’investissements entre les deux pays restent très dynamiques. Le Royaume-Uni reste en 2002 le premier investisseur en France (en flux). Actuellement, il existe plus de 1 800 filiales britanniques en France employant plus de 200 000 personnes tandis que plus de 1 700 filiales françaises sont présentes au Royaume-Uni, représentant plus de 350 000 employés.

L M : Quelle est la typologie des sociétés françaises créées en Angleterre ? Où sont les plus fortes créations d’emploi ?

Les sociétés françaises sont vraiment présentes dans tous les secteurs du marché britannique, avec des points forts dans les services financiers et le conseil, City oblige, mais aussi dans les « réseaux » (eau, électricité, transports, telecom.), l’automobile, la défense, le catering, le BTP souvent dans un cadre de Private Finance Initiative…
Sur les 1700 filiales que nous connaissons, près des trois quarts sont des PME. Cependant les 10 plus grosses sociétés regroupent plus de la moitié des 350 000 employés.

L M : Est-ce que votre mission est également d’aider les entreprises anglaises à se développer en France ? Quelques exemples ?

L’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) est l’agence chargée de promouvoir les investissements britanniques en France. Elle dispose d’un bureau « Invest in France Agency » à Londres qui peut orienter et aider les investisseurs potentiels.

L M : On entend dire qu’il est plus facile de créer sa société en Angleterre, est ce vrai ? Quels pièges éviter ?

En matière de création de société, l’attrait du Royaume-Uni s’explique en partie par la facilité et le faible coût de la constitution des sociétés. Ainsi le coût normal de la création d’un bureau de représentation par simple dépôt des documents précités auprès de la « Companies House » est de 20 GBP (environ 29 EUR). Le délai d’approbation de la dénomination sociale est de 3 jours et l’obtention du « Certificate of Incorporation » (équivalent du Kbis français) prend 5 à 7 jours ouvrables.

Les difficultés pour les nouveaux arrivants ne se trouvent donc pas dans le coût de création d’une société, ni dans les relations avec administrations ou les milieux d’affaires, marqués par une culture « pro-business » et ouverts aux produits étrangers. On sera en revanche vigilant sur les coûts de l’immobilier, ou de la main d’œuvre qualifiée, souvent chère et difficile à fidéliser.

L M : En matière de création d’entreprise, quels conseils donnez-vous ?

Le RU n’est pas très cher à la prospection, mais peut l’être à l’implantation. Londres est, si l’on inclut les coûts immobiliers, la ville la plus chère d’Europe. Il faudra donc choisir avec soin le lieu de son implantation (pas forcément à Londres…), en fonction des coûts et des problèmes de transport. Il peut aussi être intéressant de s’appuyer sur les structures existantes, Mission Economique, bien sur, mais aussi chambre de commerce française en Grande-Bretagne, qui offre des formules de domiciliation, ou « conseillers de commerce extérieur » hommes d’affaires qui peuvent conseiller les PME dans leurs projets d’implantation.

L M : Aidez-vous parfois en versant des subventions à des entreprises ? Lesquelles ?

Il n’existe plus vraiment de « subventions » à l’intérieur de l’Union Européenne. Les PME peuvent cependant utiliser des formules de préfinancement de leurs dépenses de prospection, connues sous le nom d’assurance prospection, et gérées par la Coface.

L M : Les jeunes entreprises peuvent-elles faire appel à vos services ? Dans quels domaines ? Où peuvent-elles s’adresser ?

Les PME, et, parmi elles, les nouvelles arrivantes, constituent l’essentiel de la clientèle de la mission économique, qui est organisée par secteurs pour pouvoir présenter à ses clients un bon niveau d’expertise dans leur domaine.
Les sociétés peuvent par exemple s’adresser à nous par mail : londres@missioneco.org ou aller voir sur notre site, www.missioneco.org/ru, qui présente notre organigramme, les coordonnées de leur interlocuteur.

L M : Peut-on trouver des dossiers permettant l’implantation de son entreprise sur votre site ? Lesquels ? Peut on en commander d’autres ?

Le site de la Mission Economique au Royaume-Uni (www.missioneco.org/ru) développe de nombreux outils de connaissance du marché britannique. Il comprend de nombreuses informations (tant économiques que sectorielles et légales) et liens utiles, notamment vers nos partenaires au Royaume-Uni. L’ensemble de ces documents peut être téléchargé ou commandé en ligne. La Mission Economique publie également mensuellement une revue économique gratuite « l’Echo de Bio Ben », transmise aux abonnés via Internet.

L M : Existe-t-il un guide d’implantation ? Où le trouver ?

Oui, nous publions deux ouvrages « S’implanter au Royaume-Uni » et « Exporter au Royaume-Uni » de 240 pages chacun. Pour se les procurer, il suffit de nous envoyer un courriel à l’adresse londres@missioneco.org.

Pouvez-vous nous donner quelques conseils lors de son expatriation ?

La plupart des Français s’installe à Londres, plus chère, mais aussi plus cosmopolite et mieux dotée en écoles françaises ou internationales. Dans leur grande majorité nos compatriotes trouvent que c’est une expatriation agréable et professionnellement stimulante.
Pour Londres, les conseils n’étonneront pas ceux de vos lecteurs qui y résident depuis quelque temps : les salaires sont souvent plus élevés qu’à Paris, mais les coûts, d’après les enquêtes internationales, y sont 25% plus importants. L’accès aux soins et à l’éducation peut être gratuit, mais beaucoup de Français préfèrent s’adresser à des structures privées, beaucoup plus chères que leurs équivalents français. Enfin les quelque 300 000 Français qui vivent au RU ont découvert que le pays n’était un paradis fiscal que pour une petite minorité d’entre eux.

Parlez-nous de votre Londres : Quel est votre restaurant préféré ? Vos musées Préférés ? Vos endroits préférés ?

Pour les restaurants, après plusieurs années à Londres je reviens à la cuisine française : je pense donc au Suquet (surtout quand il y a des langoustines grillées).
Pour les musées, le V&A, pour son coté fouillis, ou Leighton House, qui présente la vision de l’Orient d’un Lord du 19 ème siècle (mais les mosaïques syriennes sont installées à l’envers).
Pour les endroits, Holland Park.

3. Les conseils de London Macadam

Créer une société en Angleterre est relativement simple.
Il y a deux façons : créer une nouvelle société ou racheter une société existante, une coquille vide sans actifs ni passif. Ce genre de société est appelé « shelf company » et sont créer par des agents dont le but est uniquement de les vendre.
Si vous devez créer une société en urgence, le mieux est de racheter une « shelf company ». Tout peut être fait par téléphone et il est possible de commencer votre business le jour où vous acquierez la société. Vous aurez à payer des frais de transfert à hauteur de £200 environ.

Si vous n’êtes pas presses, une société peut être créé en quelques jours. Les formalités doivent être signées et remplies à la « Compagnies House », qui est le Registre Central des sociétés implantées en Angleterre et aux Pays de Galles. Les taxes à payer à la « Compagnies House » sont faibles.

Il y a également d’autres étapes importantes à prendre en compte :
La société a besoin d’un compte bancaire et les directeurs signent un mandat bancaire. La banque voudra identifier les directeurs avec une copie certifiée du « Certificate of incorporation of the company » (un document que la « Compagnies House » émet lorsque l’entreprise se crée)

La banque devra également recevoir les minutes du Conseil d’administration entérinant le droit de celle-ci et l’ouverture du compte par les directeurs.

Vous devez penser à protéger votre « Trade mark » et vos logos. De plus, même si vous ne comptez pas créer un site Internet, pensez tout de même à déposer le nom de domaine.
Vous devez également penser a créer tous les documents de votre entreprise (fax, lettres, etc.) avec le numéro d’identification, le siège social, les coordonnées de la société.

Si la société a des employés, les directeurs doivent contacter l’inspecteur des impôts dont vous dépendez, pour déduire les salaires de impôts sur les revenus. Vous ne devez pas oublier de souscrire une assurance et de vous enregistrer à la TVA .

Avec l’aide du cabinet BACI solicitors

4. Les femmes entrepreneurs à Londres

Nom: Beaubay
Prénom: Sabrina
Activité: Décoratrice d’Intérieur
Company: Maison A La Carte

Depuis combien de temps êtes-vous a Londres?
13 ans.

Quelle est votre activité?
Design & Décoration d’Intérieurs essentiellement résidentiels.

Quand vous êtes-vous lancée?
Il y a 4 ans.

Est-il plus facile de concrétiser ses projets à Londres?
Les démarches administratives sont minimales, faciles à réaliser et les coûts d’établissement sont peu élevés. De plus, le fait de créer sa propre société ou travailler à son compte est un phénomène beaucoup plus courant qu’en France. Il est donc facile de rencontrer des gens ayant le même profil et donc de se créer un réseau de soutien.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?
Il y a beaucoup d’informations disponibles que l’on peut obtenir gratuitement sur Internet : business plan, structure l’entreprise, alors n’hésitez pas à les consulter !

Les différences culturelles?
Le monde du travail anglo-saxon gens, si vous montrez votre esprit d’initiative et prouvez que vous pouvez obtenir des résultats, vous serez récompensés. Mon avis, si vous avez quelque chose à prouver : foncez !

Mes sites et adresses :
Démarches pour débuter votre société :
www.businesslink.co.uk
www.startups.co.uk

Networking:
www.bni-europe.com
www.everywoman.co.uk

L’administration:
http://www.companieshouse.gov.uk
www.hmce.gov.uk
http://www.inlandrevenue.gov.uk

Nom: Foulon Salmon
Prénom: Sandrine
Activité: Dirigeante de la Société SFS Coaching Ltd Life and Corporate Coaching
Contact: 0207 736 62 57

Depuis combien de temps êtes-vous à Londres?
3 ans et demi.

Quelle est votre activité ?
J’accompagne des personnes dans le cadre de leur développement personnel et professionnel. J’ai un bureau à Londres et à Paris et suis plus particulièrement spécialisée dans les problématiques liées à la mobilité internationale.

Quand vous êtes-vous lancée ?
Novembre 2002.

Est-il plus facile de créer et de concrétiser ses projets à Londres ?
Je pense que tout est question de volonté, de détermination et de compréhension de l’environnement. Je dois admettre que le processus de création de société est nettement moins contraignant qu’en France.

Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs ?
Définir son projet en terme d’objectifs à atteindre, de ressources nécessaires (cette création n’entraîne t-elle pas des modifications dans ma vie personnelle et professionnelle que je ne me sens pas prêt a assumer ?).

Existe-t-il des différences culturelles à prendre en compte pour s’intégrer ?
Il est rapidement impératif de maîtriser la langue, les britanniques pratiquant peu d’autres langues que la leur. L’homme d’affaire britannique est pragmatique, habile, réaliste et tenace. Il accorde une grande importance au respect des délais, des plannings, du droit, des règles. Il sera d’usage également de ne pas montrer ses émotions et d’être discret sur sa vie personnelle et privée.

Mes sites et adresses :
sfs@sfscoaching.com
www.expatclic.com
www.uccife.org
www.interculturalbusiness.com
www.expatriation.com
www.femmexpat.com
www.fiafe.com
www.expat-magazine.com
www.mobilité-expat.com

Nom: Lehideux
Prénom: Fanny
Activité: Co-fondatrice de Natoora.co.uk, le marché en ligne des produits frais français!
Contacts: www.natoora.co.uk, fanny@natoora.co.uk

Depuis combien de temps êtes-vous à Londres?
Trois ans. Je suis arrivée pour faire un stage de fin d’étude pour finalement lancer Natoora à Londres, un service qui existait déjà en France depuis deux ans.

Quelle est votre activité ?
Je distribue des produits frais venant directement de 120 producteurs français et je livre à domicile (Viande, charcuterie, poisson, produits laitiers, fruits, légumes, foie gras…). Les commandes se passent sur un site Internet à destination des particuliers Londoniens.
Nous travaillons sans stock, les produits sont choisis, préparés et envoyés à la commande.
On peut difficilement trouver plus frais à Londres et nous avons gardé les mêmes prix qu’en France !!!

Quand vous êtes-vous lancée ?
Nous avons lancé le site en Février 2004 après 7 mois d’étude de marché, de questionnements et de mise en place.

Est-il plus facile de créer et de concrétiser ses projets à Londres ?
Oui. Les formalités sont plus simples en Angleterre et le processus beaucoup pus rapide aussi. Beaucoup de services existent en Angleterre pour nous faciliter la tâche, les gens sont plus disponibles pour répondre aux questions et nous mettre sur le bon chemin. Ce qui est très encourageant.
Ensuite les inconvénients sont ceux d’un expatrié : la langue, les réglementations, le droit, la culture, les habitudes de consommations, l’intégration. Un des pièges à éviter: la précipitation.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs entrepreneurs ?
Je leur conseille de se renseigner auprès d’organismes spécialisés, d’essayer rencontrer des gens qui puissent partager leur expérience, de bien s’entourer et de se lancer !
Il faut être à l’écoute, ouvrir les yeux, faire les choses petit à petit et ne pas se décourager ! Londres est la ville idéale pour ça, une ville d’énergies et d’innovations ; les gens et le mélange des cultures y contribuent beaucoup.

Existe-t-il des différences culturelles ?
Nous sommes amenés à rencontrer et à travailler avec toutes sortes de nationalités et mentalités. Toutes les cultures sont à prendre en compte avec leurs différences et ce qu’elles peuvent apporter aussi.

Des sites, des adresses permettant d’aider les expatriés à Londres ?
Le Consulat est toujours utile, France in London est un bon site d’informations. London Macadam et les bons pubs locaux Londoniens pour les bons plans !

Londres pour vous, c’est… ?
La ville idéale quand on a des projets, de la vie, de l’enthousiasme et de la nouveauté sans aller à l’autre bout du monde. Ma ville du moment !

Merci !








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