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Benjamin Biolay

A 34 ans, l'auteur compositeur nous livre un album aux sonorités lumineuses et aux textes trash. C'est le coup de cœur de cette rentrée musicale. Rencontre avec celui qui « préfère crever que mourir sans de beaux souvenirs ». Benjamin Biolay pour les Français de Londres sur www.londonmacadam.com/radio

LONDON MACADAM : Benjamin bonjour. Vous dites : « J’avais envie de faire un album par mes propres moyens, comme jadis lors de mes premières démos, c’est-à-dire sans l’aide d’aucun autre musicien… »
BENJAMIN BIOLAY: Bonjour. Oui, j'avais envie de faire un album par mes propres
moyens, d'aller vite, de retrouver l'énergie des premières démos, qu'on fait dans sa chambre sans matériel et beaucoup plus libre que dans un studio.

LM : Est-ce que c’est un album que vous aviez en tête depuis longtemps ?
BB : Oh oui. Disons que je voyais mon premier album en deux volets. Un album très noir, très urbain, très électronique et, je voulais qu'après le jour se lève avec des sons plus lumineux, plus acoustiques, plus boisés.
LM : Plus Yéyé ?
B B : Non. (Rires).

LM : Oui mais il ya en Benjamin ces deux personnalités, non ?
BB : Ouais. Exactement. Je ne suis pas Yéyé, je ne suis pas Trash non plus, j'avais envie de raconter des choses assez dures, assez crues, spontanées aussi, en tout cas assez vraies et, que les textes ne soient pas trop dans l'esthétisation alors que la musique, elle, était apprêtée et plutôt raffinée. Morrissey pour moi, c'est l'empereur du Trash Yéyé.

LM : Pour cet album, vous vous êtes retrouvé dans l’Amérique de « vos rêves originels », Woodstock…
BB : C'était un moment où la musique m'emballait moins que d'habitude et j'ai rencontré ces musiciens américains. Me replonger dans la musique sans a priori, ça m'a plu.

LM : Est-ce qu’il y a de ces images dans cet album ?
BB : Oui, car j'ai commencé à l'écrire là-bas et, même en partant il y avait ces odeurs, c'est un endroit que j'aime beaucoup. Une imagerie de l'Amérique que j'aime bien comme dans les tableaux de Hopper.

LM : Une tournée cette année ?
BB : Dans la plupart des villes françaises et, aussi en Allemagne et en Espagne car j'ai la chance d'y exister.

LM : My London par Benjamin Bolay?
BB : Pour un musicien français, l'Angleterre, c'est le berceau de la pop musique, le pouls de la musique mondiale depuis longtemps. Oui, je viens très souvent, j'y ai vécu cinq, six mois. La première fois, je suis allé au studio EMI là où les Beatles ont enregistré, puis au Beatles shop. J'adore cette ville.

LM : Dans l’I-Pod de Benjamin Biolay ?
BB : Je n'ai pas vraiment de I-pod mais, j'écoute Stevie Wonder, et le premier album de Amy Winehouse.

LM : Vos projets cette année ?
BB : Deux films. Le cinéma, c'est un coup de foudre, une évasion après des années de musique. Sang froid et En visite et, un projet musique avec le chanteur Christophe entre autres…

LM : Bon et bien voilà. À bientôt Benjamin Biolay.
BB : Merci. C'était sympa. A bientôt…








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